Vous avez noté Maël, puis rencontré Mael dans une liste bretonne. Ou vous aimez Loeiz, mais vous voulez être sûr de conserver toutes ses lettres. Pour commencer avec des formes précises, voici douze prénoms présents dans la liste de l’Office public de la langue bretonne. Les formes voisines sont indiquées quand le document en donne : elles aident à comprendre le prénom, sans changer automatiquement celui que vous choisirez.

Garder la graphie que vous avez choisie
Regardez une forme de la liste dans trois présentations. La copie conserve le prénom choisi, sans lui ajouter un accent.
Douze formes à regarder jusqu’à la dernière lettre
La source est la liste bilingue publiée par l’Office le 17 juillet 2017. Elle réunit des prénoms, des variantes et des formes affectueuses. Ce n’est donc ni un palmarès des naissances actuelles, ni une affirmation selon laquelle tous les noms auraient une origine celtique. Une forme bretonne peut avoir une histoire partagée avec d’autres langues.
| Prénom | Autre forme ou lien indiqué | Un détail à garder |
|---|---|---|
| Ael | Aelig | Les deux formes figurent sur la même ligne. |
| Yann | Yannig | Le double n reste dans la forme courte. |
| Ronan | Ronanig | Gardez le prénom complet si c’est celui que vous avez choisi. |
| Loeiz | Loeizig | La suite écrite est o-e-i, puis z. |
| Mael | Maelig | La liste écrit Mael sans tréma. |
| Tangi | Tangoù | Le document rattache Tangoù à Tangi. |
| Enora | — | Cette ligne ne donne pas de seconde forme. |
| Nolwenn | Nolwennig | Un w, puis deux n à la fin de Nolwenn. |
| Maiwenn | Mari + Gwenn | Le document donne ce rapprochement entre parenthèses. |
| Soazig | Frañseza | Il s’agit d’un rattachement indiqué, pas d’une correction. |
| Yuna | — | Gardez la forme Yuna si c’est elle que vous retenez. |
| Gwenn | — | Le prénom apparaît dans les deux rubriques de la liste. |
Mael et Maël : regarder la source de la graphie
La liste de l’Office retient Mael. Le fichier français des prénoms contient aussi la graphie Maël. Les deux documents répondent à des questions différentes : l’un présente des formes bretonnes, l’autre relève les écritures enregistrées dans les naissances. Vous n’avez pas à faire disparaître le tréma d’un prénom que vous avez déjà choisi, ni à l’ajouter à Mael par automatisme.
Pour votre propre liste, notez la forme entière une seule fois, puis recopiez-la dans une phrase de présentation : « Voici Mael ». Cela paraît simple, mais permet de voir quelle écriture vous souhaitez réellement transmettre à vos proches.

Yannig, Ronanig, Tangoù : une forme liée n’est pas une faute
L’Office explique que les formes placées entre parenthèses peuvent indiquer le prénom dont une forme découle, ou celui auquel elle est apparentée. Les diminutifs en -ig sont généralement rangés après le prénom de départ. C’est utile pour lire Yann et Yannig, ou Ronan et Ronanig, sans croire que le deuxième mot remplace obligatoirement le premier.
Tangoù est rattaché à Tangi dans le document ; Maiwenn est rapproché de Mari et de Gwenn. Ces indications sont différentes. L’une relie deux formes, l’autre éclaire une composition. Mieux vaut conserver cette petite différence que présenter toutes les lignes comme une liste de surnoms construits de la même façon.
Avant de garder deux prénoms, les dire et les écrire
Pour Loeiz, vérifiez la suite des voyelles. Pour Nolwenn ou Gwenn, regardez le w et les deux n. Pour Soazig, conservez aussi le z et le g final. L’Office attire l’attention sur le g breton, dur comme dans « gu », et sur sa réalisation finale proche de k. Pour la lecture précise d’un prénom, un échange avec une personne qui parle breton reste préférable à une transcription française improvisée.
Choisissez ensuite les deux formes que vous aimez vraiment, sans leur ajouter une origine ou une signification pour les rendre plus séduisantes. Un prénom peut compter pour votre famille à cause de sa langue, d’une personne ou simplement de sa façon de sonner.